Entretien entre Patricia Erbelding et Tita Reut
Extrait de l'entretetien paru dans L’Etat des métamorphoses aux éditions ART inprogress.

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Interstate : l'exposition

Entretien avec Patricia Erbelding

Patricia Erbelding : - La photographie apparaît dans mon travail dès 1995 lorsque je suis invitée en résidence d’artiste en Belgique, je m’intéresse alors aux paysages industriels en friche, les architectures se décomposent par le biais d’un traitement de l’image par ordinateur. Mais elle va surtout s’imposer à partir de 1999 avec les livres d’artiste : la possibilité d’imprimer, de cadrer, de virer images et couleurs, de retravailler un espace, la page devenant une correspondance du tableau. A la suite de quoi la photographie va apparaître sous des formes et traitements différents : imprimée et peinte pour des séries comme Borderlands sur le Texas, ou, plus récemment, en tirage couleur classique avec Dreamlands, un travail entre l’Europe et les Etats-Unis sur les fêtes foraines et les parcs d’attraction.

Tita Reut : - Que représente le voyage - contemporain dans ton œuvre des procédés photographiques - dans le dialogue de l’ici et de l’ailleurs, du statique vibrant et de l’instable “instantanéisé” ?

Patricia Erbelding : - Le voyage est lié au rêve, comme mon rêve d’Amérique et de ses routes mythiques, elles mêmes frontières, lignes, traversant des paysages désertiques et quelques villes fantômes. La photographie est un capteur de rêves.

Death Valley 2002
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