Certaines aquarelles de Martin, par leurs jeux de perspective et leur adéquation avec le lieu d’exposition - ses angles plus précisément - évoquent l’espace architecturé, construit. Pour autant, les œuvres architecturées de Martin n’apportent pas de réponse. Tout juste proposent-elles des répétitions de motifs colorés orchestrés selon des axes que nos yeux, pétris de perspective depuis la Renaissance, traduisent comme des loges de théâtre, les spectateurs d’un stade ou ceux d’un amphithéâtre si les lignes sont courbes, ou encore des fenêtres d’une cité méditerranéenne si les lignes sont droites. Ce dont Martin Reyna semble s’amuser, acceptant là encore qu’une partie de son travail lui échappe - au profit de l’amateur cette fois. Car ce dernier a toute liberté d’interprétation et même de composition lorsque la pièce se distribue en plusieurs toiles. Il lui est donné de les assembler selon ses désirs, se projetant ainsi lui-même dans l’œuvre à laquelle il donnera une dimension concentrique ou éclatée. C.G. Extraits de la préface à Matières à rêves. Entretien croisé entre deux artistes : Patricia Erbelding et Martin Reyna, ouvrage en préparation. D'autres oeuvres à découvrir sur le site de Martin Reyna. |
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